aperçus
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Voici six exemples de recherches effectuées à partir de la banque d'images, illustrées de quelques photographies.
la famille russe à Moscou et à Odessa
Vassily Kandinsky est originaire de Russie. Il naît en 1866 à Moscou dans une famille bourgeoise aisée. Ses parents partent s'installer à Odessa en 1871 et se séparent à cette même période. Sa mère, remariée, a cinq autres enfants : une fille et quatre garçons. Kandinsky partage alors sa vie entre ces deux villes : s'il fait ses études de droit à Moscou, il garde des liens étroits avec sa mère, ses demi-frères et sa demi-soeur. De nombreuses photographies attestent ses fréquentes visites à Odessa, la correspondance avec sa demi-soeur (plusieurs photographies de famille servaient également comme carte postale), puis plus tard avec son neveu, le philosophe Alexandre Kojève. A la fin de ses études, en 1892, il épouse Ania Tchemiakine, sa cousine, dont il divorcera en 1911.
la période munichoise avec Gabriele Münter
En 1896, Kandinsky a trente ans lorsqu'il décide de quitter la Russie pour vivre en Allemagne. Il s'installe à Schwabing, le quartier des artistes de Munich, où il suit des cours dans une école de peinture. En 1901, il crée l'école Phalanx et y enseigne. Là, il rencontre Gabriele Münter avec qui il partagera sa vie jusqu'en 1914. Quelques photographies illustrent les sorties dans les montagnes bavaroises afin de peindre sur le vif. Durant cette période d'activité intense, il noue des liens avec ses compatriotes qui étudient comme lui la peinture à Munich (il travaille avec Alexis von Jawlensky, Marianne von Werefkin, collabore avec Franz Marc pour l'édition de l'almanach Der Blaue Reiter), et poursuit son travail de recherche et de création vers l'abstraction.
les voyages d'études et d'agrément
Kandinsky voyage beaucoup. Prétextes à des études comme à Venise, ou pour sillonner la campagne afin de peindre sur le vif, ou en vacances simplement, ses voyages le conduisent à plusieurs reprises en Italie, dans des villages de Bavière, en Hollande, en France, en Russie, en Tunisie. Avec Gabriele Münter, lors de leurs séjours à Venise, il dessine, prend des photographies, et constitue tout un matériel de préparation à de futures toiles. Plus tard, avec sa seconde femme Nina, il découvre le Liban, l'Egypte, le sud de la France...
la période russe : Moscou
Contraint par la guerre à rentrer en Russie, Kandinsky s'installe en 1915 à Moscou dans un immeuble de la rue Dolguy. Son activité ne faiblit pas : il participe à différentes commissions artistiques, travaille à la section des arts plastiques Narkompros, poursuit ses recherches sur l'art abstrait. Il enseigne au Vkutemas (atelier d'arts avancés) et participe à de nombreuses expositions. Plusieurs clichés illustrent cette période : l'exposition de 1920 à Moscou, les photos de groupe avec ses élèves. C'est en 1917 qu'il épouse Nina Von Andreevsky, alors âgée de vingt-quatre ans, et dont il a un fils qui meurt prématurément. On le voit sur différents clichés dans son appartement rue Dolguy en compagnie de sa jeune épouse et de son fils.
la période allemande :
le Bauhaus - Weimar, Dessau, Berlin
En 1922, Kandinsky est invité par l'architecte Walter Gropius, le fondateur de l'école du Bauhaus, pour y enseigner. Il y retrouve son ami Paul Klee avec qui il partage la maison des professeurs construite par Gropius. De nombreuses photographies, depuis le chantier du bâtiment au Bauhaus à la fermeture de l'école à Berlin en 1933, montrent les différents enseignants et créateurs : Marcel Breuer, auteur entre autre du mobilier de la salle à manger des Kandinsky, Gropius, Feininger, Klee, Moholy-Nagy...
la période française : Neuilly-sur-Seine
A la fermeture du Bauhaus en 1933, Kandinsky s'exile en France et s'installe avec son épouse à Neuilly-sur-Seine. Plusieurs photographies de cette époque évoquent les liens qu'il entretient avec André Breton, le critique d'art Christian Zervos et la galeriste Jeanne Bucher. C'est à Paris également que Man Ray, Lipnitzki, Florence Henri signent des portraits de l'artiste et de sa femme. Il expose dans les galeries parisiennes, mais c'est après sa mort, en 1946, que la galerie Drouin lui consacre un hommage.
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Page mise à jour le 2 avril 1998 ©
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